Analyse : Interdiction de s’approcher à 500 mètres d’une école pour Diomi Ndongala, une carte politique.

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Le ministre congolais de la justice a annoncé que Eugene Diomi Ndongala sera libéré mais avec des conditions dont celui de « ne pas se trouver à 500 mètres d’une école de filles. » Une décision politique et pas juridique. Dans cet article, nous le démontrons.
-Par Akilimali Chomachoma

Les décisions de la justice et du garde de sceau sont des choix équitables qui viennent pour mettre de l’ordre dans la société. N’importe qui peut découvrir une communication politique qui s’habille d’une objectivité institutionnelle.
Le ministre veut qu’Eugene Diomi Ndongala se trouve à plus de 500 mètre d’une école des filles. Ce qui est sûr est qu’une personne mal intentionnée n’a pas besoin d’être admis dans une salle de classe pour violer une fille. Une personne qui veut violer ou harceler une mineure peut le faire à 510metres de son école, à la maison, au marché et partout ailleurs. Ce qui montre combien la décision est erronée.

Dans une émission de Top Congo Fm, Alexis Thambwe Mwamba qualifie son cas d’exceptionnel. En quoi son cas est exceptionnel ? Si le ministre détient des preuves qu’il est bel et bien un « prédateur » donc sa place c’est exactement en prison mais alors pourquoi autorisé sa libération ? S’il est libéré, donc la justice congolaise soupçonne qu’il soit innocent. S’il n’est pas coupable et qu’on le libère, cela veut dire que le ministre est complice d’une justice à double vitesse. Ou il faudrait libérer tous les condamnés pour viol sur toute l’étendue du territoire national.

Le ministre congolais voudrait plus montrer qu’il a encore quelques cartes à jouer dans un environnement où la présidence de la république intervient de plus en plus dans le gouvernement.

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