Analyse: Insécurité à Goma, les manifestations ne sont plus une solution

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Depuis le mois de janvier 2019, les tueries, kidnapping et vols à mains armées, sont les principales caractéristiques de l’insécurité en ville de Goma. D’abord des morts collectives dans le quartier Ndosho, conclues par l’enlèvement de plus de dix personnes, puis le fusiyade d’autres innocents dans le quartier Kyeshero.

Dans l’espace de peu de temps c’est dans le Nord de la ville, notamment, le quartier Majenngo et la notabilité de Vuhenne en territoire de Nyiragongo qui seront la cible des meurtres en répétition. Ce qui est grave, même en plein centre ville, les bandits semment terreur et désolation, et se volatilisent dans la nature sans laisser aucune trace. C’est par exemple le récent massacre de deux centinelles de l’Institut de Goma (Instigo).
Des voix se lèvent, par ci par là mais, en réponse, les tueurs ne s’arrêtent pas et refont la même chose toujours et encore. La presse en parle du jour au lendemain mais, il semble que la voix des ondes se perd dans la jungle. La société civile, les mouvements citoyens, les groupes de pressions, les structures de défense des droits de l’homme, les cadres civiles,… principalement dénoncent par voie médiatique, par des déclarations publiques et par des manifestations pacifiques, mais quel résultat-impact sur le dernier mot de l’insécurité en ville de Goma? Il y en a qui s’en remettent aux autorités policières ou militaires, d’autres aux autorités politiques locales. Le problème sécuritaire est pourtant, semble-t-il, une question personnelle de tout le monde parce que seule la population peut aider les autorités à mettre la main sur les hors la loi, ces derniers vivant au sein des populations. Tout le monde sait maintenant que manifester dans la rue, sécher les cours ou déclarer des journées villes mortes n’anéantit pas l’ennemie, au contraire le motive à profiter de la naïveté de la population. Qui sont des vrais agents de renseignement? N’est-ce pas la population civile ? Une franche collaboration entre la population et les autorités s’appelle union, et l’union c’est la force pour combattre l’ennemi. En effet, la qustion qui se pose ici est de savoir si les autorités tendent la main à la population. Un simple appel à une collaboration pour la part des autorités ne suffit pas pour tenter de répondre positivement à la question ci-dessus. Dans le rôle d’informateur et dénonciateur, la population doit être outillée techniquement et stratégiquement. C’est à dire, être plus proche des autorités. Ces dernières doivent créer un état d’esprit de confiance au sein de la population en appréhendant autant des criminels. C’est facile pour la population de dénoncer un réseau criminel ou un groupe des kidnappeurs quand il y a déjà un autre qui est aux arrêts ou encore quand la justice s’en occupe correctement. Le contraire fera de la population naïve et impuissante sur son triste sort, car il est difficile de combattre l’imbattable. Les manifestations sont ici, donc, considérées comme une déviation et non pas un combat contre l’insecurité envue d’oublier le concept  » hommes armés non autrement identifiés », concept phare à chaque fois qu’il y a meurtre ou kidnapping en ville de Goma.
-Par Jospin Hangi.

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