Analyse: Julien Paluku et Jules Hakizimwami en retournement politique.

0
942
views

Le Nord-Kivu, une des Provinces les plus tendues de la RDC se modernise au fil de l’eau grâce à son système de gestion établi sur base de quota. Pour avoir été gérée consensuellement par les organes délibérant ( Assemblée Provinciale ) et exécutif ( Gouvernorat de Province), cette Province compterait avoir conservé une référence en des situations similaires à celles ayant chargé son histoire dans toutes ses configurations. Cependant, aujourd’hui, à seulement quelques semaines de rédaction de leur nouvelle histoire en marge des Institutions Provinciales qu’ils manageaient, une dichotomie énonciative s’installe dans le message de Jules HAKIZUMWAMI ( Actuel Président de l’Assemblée Provinciale en fin mandat au N-K) et la réplique de Julien PALUKU ( Ancien Gouverneur du N-K); le premier marquant le degré, pas négligeable, de son relâchement et de sa faiblesse dans le contrôle des actions dont la responsabilité incombait au deuxième, et ce dernier relevant, sans mieux le dire, le mode de gouvernance ayant caractérisé leur règne.

C’est ce que les analystes peuvent entendre dans les traces parolières d’apparence sage de Julien PALUKU :  » Souvent c’est quand on a été rassasié qu’on se sent affamé. L’enfant quand il est souvent affamé, il commence à dire qu’il n’a jamais mangé… Nous avons géré cette Province dans des conditions difficiles, mais je retiens que l’on ne crache pas sur la main nourricière et c’est important à savoir », fin de citation.

QUE DIRE ALORS DU SORT DES AGENTS DE L’ASSEMBLÉE PROVINCIALE QUI AURONT TRAVAILLER DURANT 108 MOIS DANS DES CONDITIONS PRÉTENDUES MINABLES POUR ENRICHIR LES DEUX NOUVEAUX INSCRITS DANS LE LIVRE DES NANTIS EN POLITIQUE?

Seule l’humanité déshumanisée en politique pourra resister fâce au retentissement des cris de ceux qui appellent à l’humanité sociale. 108 mois impayés suppose non solum 108 mois sans vie, sans projet, sans bonheur; sed etiam 108 mois d’espoir et de désespoir, de rêve et de réalité, d’échec et de relève, bref, une vie ondulatoire. Quelle raison qui déraisonne de la part des accusés?

Dire que l’on ne crache pas sur la main nourricière passe pour implicite que l’on ne peut que cracher sur la main bénéficiaire. Cette profération qui source le débat sur l’espace public vaudrait autant pour le destinataire de la réplique que pour les grévistes. Quelle raison déraisonnante?

Impression prenant cours aux non dits du dit de Julien PALUKU, les recettes de la Province du Nord-Kivu sous son règne étaient partagées au sommet des organes délibérant et exécutif dont lui et son nommé partenaire étaient animateurs et complices. Dorénavant, l’on peut croire que le règne partagé de Julien PALUKU et son partenaire Jules HAKIZUMWAMI, encore Président en exercice de l’Assemblée Provinciale du N-K n’était qu’une illustration et la mise en scène d’une hypocrisie légendaire, maquillée au sourire fallacieux et permanent d’alors, succeptibles de relever encore dans un futur proche d’autres abus et délits ayant caractérisé ce pouvoir qui se dévoile aujourd’hui tyran.

Ce déferlement énonciatif est alors loin d’être un non événement au N-K, mais un indicateur vivant des réalités encore au réfrigérateur et à découvrir incéssament. Ce seront alors ces traces, une fois découvertes qui peindront le passage de deux hommes: l’un tyran, pour ses compétences avérées en domination, et l’autre subjugué, pour son relâchement, son incompétence, ses flatteries et caractères facilement séduisantes et passifs.

En effet, dénoncer signifie signaler publiquement ou non, les pratiques malhonnêtes, immorales ou illégitimes d’une personne physique ou morale pendant qu’elle exerce encore sa responsabilité. Le faire après dénote d’une traîtrise indescriptible, par conséquent, d’une impotoyabilité au regard de la misère de ceux qui crient au droit et à la justice.

Alors que le Nord-Kivu prétend avoir de nouveaux dirigeants pour la rentabilité de ses ressources et le retour, cette fois-ci de la réelle cohabitation pacifique ( non plus cette mélodie médiatique du temps sur la cohabitation irréelle) entre ses enfants issus de diverses origines, il en va que les flatteurs soient désormais aux réçits ce que les César sont aux systèmes dictatoriaux afin que les intellectuels cèdent leur place aux Lettrés et que les politicards cèdent la leur aux Hommes d’État. Ainsi vécu, le Nord-Kivu connaîtra le dynamisme dans la politique de sa réforme.

-Par Ass Daniel MPEZAMIHIGO.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here