Hadisi Urban Festival 2020 : La danse contemporaine s’unit au slam

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Sous le thème  » Source et quête d’identité », la ville de Goma a abrité, du 5 au 7 Mars, les spectacles de la premiere edition de Hadisi Urban Festival. Cette messe culturelle, qui a envahit les espaces publics, a prôné la danse contemporaine tout en la mêlant du slam.

Après une semaine et demie des ateliers sur la danse et le slam, animés par Bisolla Belo, venue de Londres, Neema Bagamuhunda, du Kenya, Bienco Matrix, de la RDC et Elodie Diaz du Burundi, pour le slam, le public gomatracien a decouvert pour la première fois le gout de la danse contemporaine. 17 danseurs, congolais et ougandais et 11 slameurs, qui ont participé dans ces workshops, ont ouvert le rideau du festival en interprétant avec authenticité et élégance au terrain PJB/ ISC Goma en mode restitution.

Lors de la soirée d’ouverture, Christian Boley a prêché dans son spectacle solo l’authenticité africaine et la cohesion sociale avant que 11 danseurs du groupe Chantier des jeunes interpretent la piece « Lumieres au pluriel « , celle ci créée par Olivier Kamara.


En dernière, l’artiste rwandaise Umugwaneza Ada est intervenue en solo dans un spectacle rappelant la fierté de son identité, où qu’on se trouve.

Le théâtre et la sensibilisation sur le VIH/ SIDA passent dans la danse

Au centre culturel Mumayango, le groupe d’actions assemblées pour la résilience juvenile ( GAARJ), a interpeté pour la nième fois  » La piece en chantier « . Étant peureuse parfois de connaitre son état serologique, la population locale a été sensibilisé à travers une pièce interprétée par Tamko et écrite par Petit Faustin. Dans  » Zingahe », Bertin Leader Kasolene a fait un appel à la jeunesse pour voir et reagir face à tous les problemes qui gangrènent le Kivu, après que David Rooster ait livré, en solo aussi, la performance de la piece  » Cris d’innoncence « . La deuxième journée s’est peaufinée avec la prestation slam de la fine fleur de Goma et celle en solo d’Elodie Diaz.
Avant cela, le danseur Leandinho Kilonda et Ghislain Kalwira avec Jacinthe Maarifa, dans coup de bâton, sont intervenus.

La protection de l’environnement au menu

Étant un festival mobile, l’artiste performeur Totem a sillonné les rues de la commune de Karisimbe, peint tout en vert et un arbre dans les bras, pour sensibiliser sur la protection de l’environnement lors de la dernière journée du festival.
Koko Byamungu a joué sa partition en livrant un spectacle XXL sur la liberté d’expression.

Avant le partage des certificats aux artistes qui ont participé dans les ateliers, Neema Bagamuhunda et Bienco Matrix, dans double face, ont donné les dernières performances au public homogène qui a afflué l’établissement Wundi, où se passait les spectacles vespérales.

-Par David Kasi

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