Réflexion : Existe-t-il le professionnalisme dans le cinéma de Goma ?

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La ville de Goma, Est de la RDC, est non seulement une ville touristique mais aussi une attirance cinématographique, où plusieurs acteurs en ont déjà fait preuve au niveau même international. Après un constat fait, malgré les prouesses de certains, y en a toujours qui restent amateurs dans l’exécution du septième art, raison de plus de parler du professionnalisme.

En effet, en croire les réalisateurs et acteurs de Goma, où, faut-il le dire, en dépit des multiples problèmes financiers, le cinéma prend une ampleur encourageante. Si les uns pensent qu’ils sont professionnels, en revanche, c’est le contraire pour les autres qui pensent qu’ils ont encore beaucoup à apprendre pour y arriver.

Qui est professionnel en cinéma ?

D’après l’ouvrage « métiers du cinéma », être professionnel dans le secteur du cinéma, c’est « travailler, produire une œuvre selon les normes recommandées aussi vivre de sa profession, le cinéma dans le cas d’espèce ». A titre d’exemple, un film est dit professionnel tout d’abord lorsqu’il respecte les normes de base ( belle image, bon son, bonne interprétation des rôles par les acteurs, avoir un bon scénario, un producteur, une distribution locale, nationale qu’internationale, …) Également, il faut ajouter qu’on ne parle d’un bon film que lorsque qu’il y a un réalisateur qui maitrise bien son travail en collaborant exactement avec son équipe. Dans le même ordre d’idées, un acteur de cinéma professionnel est celui qui, au départ a cette capacité de s’adapter à chaque rôle mais pas celui qui en est capable que pour certains rôles préétablis par lui-même. C’est le pourquoi de dire même qu’un acteur doit être flexible. Mise à part la passion, l’objectif et les compétences de l’acteur, ce dernier doit accepter d’être formé, de partager ses expériences et de ‘faire de la pratique son quotidien. Vivre de son talent est le pur professionnalisme qui puisse exister. En dépit de tout cela, un acteur doit se créer un monde propre à lui, son cadre idéal, un personnage pour l’avancement de sa carrière, il doit parfois dépasser son entendement pour réaliser l’irréalisable.

Les acteurs locaux se prononcent

Élie Richard, acteur de cinéma de Goma estime que le cinéma gomatracien est dans une phase établie. « Le cinéma reste dans une phase semi-professionnelle car malgré toutes les énergies fournies par centaines têtes de cette ville touristique, ceci demande en grande partie les moyens financiers qui sont un blocage au pur professionnalisme ».
« Ils ne sont pas professionnel d’autant plus qu’ils font toujours le cinéma comme bouche trou entre deux emplois en affirmant que personne ne fait encore bonne carrière dans le cinéma Gomatracien. Et tout cela parce qu’on a la peine de nouer les deux bouts du moins que rien avec les revenus cinématographiques » déclare Erickey XY93 Réalisateur, producteur local. Et Pour pallier à ce problème de professionnalisme ce dernier propose : « il faut prouver à suffisance que l’organisation des formations spécialisées en différents métiers de cinéma (formation en écriture du cinéma, en réalisation, en art dramatique, en prise des sons, en montage, en photographie, en clap, formation des cascadeurs, des costumiers…) et par-dessus à toute formation liée à la production cinématographique serait importante pour aspirer au professionnalisme car, c’est du producteur que doit partir un projet de film ».

Après tout ce qu’il a fait, Abdoul BAHIZI réalisateur et acteur de Goma, rassure de son côté que « le professionnalisme dans le cinéma Gomatracien n’existe pas car selon lui, le cinéma est dit professionnel lorsque la production bien locale que nationale est en partenariat avec l’une de grandes maisons de production et avoir une distribution à tous les niveaux ».

Pour les autres, une lueur d’espoir se fait déjà voir dans le chemin vers le professionnalisme dans le septième art. Alif BUTERINOTE, Jeune réalisateur, scénariste de Goma est déterminé à faire bonne carrière pour les aspirants. « Je dois faire bonne carrière et inciter les acteurs de différencier l’amateurisme au professionnalisme vu que le cinéma Gomatracien tente de se rapprocher de l’autre bout du monde ». Pour lui un film professionnel doit être de long métrage et avoir une très bonne histoire tout en respectant les règles de base.

En province du Nord-Kivu, de façon générale, le cinéma reste encore un divertissement classé parmi tant d’autres car n’ayant pas encore réalisé quelques critères importants de base. Dans l’ensemble, les acteurs ne vivent pas jusqu’à présent de leur profession, les réalisateurs de même, tous malgré leur bonne volonté de faire mieux. Dans tout ça, les réalisateurs sont pointés du doigt car ce sont eux qui doivent en principe, malgré le personnage de l’acteur, l’emmener à faire mieux d’où cette légèreté s’observe en grande partie. Chacun de son côté doit fournir un effort en remplissant exactement ses tâches pour un changement à tous les niveaux.

Merveille Rushago

1 COMMENT

  1. Le cinéma de Goma n’est pas aussi répandu en premier lieu au niveau national que international à cause du manque de la bonne collaboration avec les médias locales.
    Le média peut bel et bien existé sans art,mais jamais de la vie que l’art peut-être répandu partout sans média.
    J’apprécierai voir les médias de la place prendre en considération le cinéma de Goma.
    Goma regorge des talents brillants,Goma est fier de son cinéma.
    2020 let go

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