Goma : GAARJ, dix ans après, la soif d’actions est à son comble !

0
316
views

Le groupe d’action assemblée pour la résilience juvénile ( GAARJ ), une corporation de jeunes œuvrant dans la démocratie, l’éducation, la bonne gouvernance, la protection de l’enfant, paix et résolution de conflits par le biais de l’art et des actions, fête ses 10 ans depuis sa création. Une décennie marquée par la modulation et la fascination de plusieurs jeunes en quête du changement individuel et collectif en ville de Goma. À l’occasion, son coordonnateur, Jessé Ntumwa Busomoke, a livré une exclusivité à globaletudiant.net. Interview.

Globaletudiant : Aujourd’hui GAARJ que vous coordonnez fête ses 10 ans d’existence, parlez-nous de sa genèse

Jessé Ntumwa : Elle est compliquée pour dire vrai comme tout groupe de jeunes mais il faut noter que GAARJ a vu le jour en décembre 2010 à Goma avec de jeunes ambitieux, à l’époque élèves à l’institut Mont Carmel dont la plupart était en troisième année secondaire. L’idée au départ était de former un groupe qui pourrait faire de l’art, de l’art en africain en général et plus particulièrement la danse car beaucoup de membres étaient danseurs. La première appellation du groupe était GJDA (Groupe de jeunes unis pour le développement de l’art africain). Avec l’évolution, la vision prenait chair avec plusieurs changement d’appellation avant d’arriver à GAARJ, qui nous pousse non seulement à parler de l’art mais aussi des actions. La genèse, elle vraiment grande !

De quelles façons, pensez-vous participer au développement culturel de la RDC par vos actions ?

Le développement est un processus. Il doit etre intégré et gage d’un développement durable, c’est la paix. Nous en tant que jeunes, nous avons de programmes, dont maintenant nous en avons deux. Le programme « Hope » qui est une compagnie artistique théâtrale qui organise plusieurs spectacles de l’humour, du théâtre pur, du slam, de la danse et de la musique pour, non seulement dénoncer les maux du pays, mais aussi alerter. Tirer une sonnette d’alarme sur les antivaleurs que nous vivons. Nous coordonnons aussi des actions dans le cadre du changement positif dans le programme « Inspire me ». Il consiste dans l’ensemble à accompagner les jeunes, à former les jeunes pour qu’ils soient acteurs de leur destin. C’est donc de cette façon que nous participons au développement intégral et intégré de la RDC plus spécialement avec un focus sur l’art.

Jusqu’à présent quelles sont vos doléances qui ont déjà eu gain de cause auprès des autorités ?

Il faut noter plusieurs doléances mais le chemin reste long. Nous sommes en processus. Par exemple avec le spectacle « la Pièce en chantier », qui était une sonnette d’alarme. Il a alertait sur le Congo dans son immensité, le Congo qui doit être construit mais qui reste en chantier. Aujourd’hui, à partir de ce spectacle qui a vu le jour début 2019, on a vu que plusieurs actions ont été menées même au niveau provincial comme national ou, dans chaque secteur, il y a des actions entreprises par de jeunes pour dire voilà le Congo est immense, on ne doit pas se plaindre, il faut commencer quelque part. Je parlerais aussi de la pièce « Honorable mon oncle », qui dénonce sur la nécessité d’organiser les élections municipales et locales qu’on n’a pas eu depuis 2006. Elle reste encore une sonnette d’alarme et nous pensons qu’elle va arriver aux autorités compétentes.

Le chemin reste long vous venez de le souligner. Quels obstacles avez-vous eu à affronter jusqu’à vos 10 ans ?

Le premier obstacle est le non accompagnement des autorités. Il faut vraiment le dire et le crier si haut parce que les artistes ont le destin d’une nation en mains. S’il faut les citer, le ministère des arts et de la culture, de la division culture…il y a vraiment de défis. Le deuxième obstacle c’est par rapport aux infrastructures. C’est le grand obstacle que nous faisons face. Le public il y a, l’engouement il y en a, je crois qu’il faudrait un coup de pousse pas seulement de la part des autorités mais aussi de personnes bienveillantes.

 » Nous comptons érigés, et cela la grande vision de GAARJ, un centre de déploiement des talents et potentiels. Cela aidera au déploiement des artistes, à leur essor et leur épanouissement. »

À votre niveau, quelles initiatives mettez-vous en place pour le bien être des artistes congolais surtout ceux de la ville de Goma ?

GAARJ a une vocation d’être un centre culturel de jeunes et pour aujourd’hui on compte en tout cas plusieurs productions de GAARJ avec les artistes à Goma. Nous comptons érigés, et cela la grande vision de GAARJ, un centre de déploiement des talents et potentiels. Cela aidera au déploiement des artistes, à leur essor et leur épanouissement.

Nous sommes déjà à quelques jours de l’An 2021, quels sont les projets de votre corporation auxquels le public doit-il s’attendre ?

Pour l’An 2021 nous comptons exploités les recoins non encore exploités à Goma et en dehors de Goma. Pour le premier trimestre 2021, nous allons œuvrer plus dans la commune de Karisimbi, ensuite la commune de Goma et enfin s’étendre sur toute la ville. Pourquoi pas aussi tout le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

Merci beaucoup

Je vous remercie aussi David

Propos recueillis par David Kasi

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here