De la danse contemporaine au recyclage des déchets plastiques, Goma célèbre la journée internationale de l’eau

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Le lac Kivu constitue la source d’eau consommée dans la ville de Bukavu, une partie de la République Rwandaise et principalement dans la ville de Goma, Est de la République Démocratique du Congo. Cette richesse hydrique fait face malheureusement ces dernières années à des menaces de pollution importantes. Artistes danseurs et activistes ont saisi l’occasion à la journée internationale de l’eau, 22 Mars, pour sensibiliser sur la nécessité de conserver sainement ce lac.

Parmi les facteurs qui favorisent la pollution du lac Kivu, il y a le déversement des toilettes des certaines maisons d’habitations ainsi que des hôtels, le rejet des bouteilles plastiques et sachets non biodégradables et qui s’observe dorénavant en flottant sur la surface des eaux du lac, le volcan Nyiragongo qui a aussi son cratère dans les profondeurs du lac peut-être cité.

La danse, un moyen sur pour exprimer une cause

Le lac Kivu, 2700 Kilomètres carrés et 475 m de profondeur, étant la seule et unique source d’abduction d’eau de consommation dans la ville touristique, artistes danseurs et activistes n’ont pas voulu rester indifférents lorsque le monde célébrait la journée internationale de l’eau. Dans l’idée de célébrer l’eau et sensibiliser à la situation des 2,2 milliards de personnes qui vivent sans accès à l’eau salubre, les activistes du mouvement Extinction Rébellion, succursale de Goma, se sont joint aux artistes danseurs pour performer dans plusieurs rues de la ville touristique.

Photo : Guerchom Ndebo

Avec des marques de messages écrits sur leurs corps, s’habillant avec les bouteilles plastiques et presque nu, ces artistes, Francis Zihindula Mulindwa et Mboko Lopiki, et activistes ont attiré l’attention de plus d’une personne dans le seul but de sensibiliser, en premier lieu sur le danger de la pollution avant d’envisager des actions plus concrètes à la prochaine.
« Nous avons rappelé et dénoncé à travers notre action d’aujourd’hui de marche et de performance artistique que la pollution plastique et le manque d’accès durable à l’eau provoquent une exploitation sauvage des ressources avec un impact environnemental nocif qui, dans certains cas, peut devenir irréversible », a souligné Antoine Angaloa, membre de Extinction Rébellion, qui est un mouvement social écologiste international qui revendique l’usage de la désobéissance civile non violente afin d’inciter les gouvernements à agir dans le but d’éviter les points de basculement dans le système climatique, la perte de la biodiversité et le risque d’effondrement social et écologique.

Photo : Guerchom Ndebo

« Nous avons choisi de relier la danse à notre action car elle est parmi les moyens les plus surs pour exprimer une cause et puis elle attire la curiosité de tout le monde », a-t-il conclut.

De paroles sensibilisatrices à des messages écrits, la danse a été un instrument de socialisation qui a permis de créer, refléter ou de renforcer les liens entre les curieux, tout en transmettant les valeurs de la culture.

David Kasi

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