Yves KALWIRA, parcours d’un jeune modèle

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Connu comme Artiste, chroniqueur et opérateur culturel, Yves Kalwira Heri a vu jour le 9 Juillet 1990 à Bukavu en province du Sud Kivu. Vingt-six ans après, le jeune Yves créé « Zik + » (la première chaine culturelle existant en ligne au Nord-Kivu). Dans sa carrière artistique, il a lancé en Octobre 2020 son tout premier album slam intitulé « Dedislam ». Deuxième d’une famille de 6 enfants, dont 4 garçons et 2 filles, le surnommé « Che Guevara » au regard de sa passion d’altruisme et de révolution est juriste de formation et travaille aujourd’hui comme humanitaire.

La première partie de son enfance se passe à Bukavu où il est né. Après l’école maternelle, il quitte sa « ville natale » pour la ville voisine de Goma, en Province du Nord-Kivu et commerce la première année primaire à l’école Primaire Baraka. En 1994, c’est la guerre dans l’Est du pays. Yves, encore en deuxième année primaire, fuit à pied avec sa famille jusqu’à Bukavu. Le calme revenu il rentre poursuivre ses études, après avoir passé une année blanche. A l’Ecole Primaire Katindo, il obtiendra son certificat de fin d’études primaires.

Le ballon rond passionne le jeune Yves

Ses parents l’inscrivent au collège Mwanga de Goma, désireux de le voir croitre en âge et intelligence. Déjà au cours de deux premières années du cycle d’orientation, il joue au football comme gardien de but dans des tournois inter-classes et quelquefois dans des championnats interscolaires. Passionné du ballon rond, il s’inscrit à la l’école de football Nyiragongo.
« J’étais parmi les premières personnes à signer dans cette école de football, qui venait d’ouvrir, une licence dans une équipe professionnelle. Malheureusement à cette époque je me laisse distraire avec ma passion du football. Je me perfectionne grâce aux entrainements hebdomadaires, mais cela, indique-t-il, impacte négativement sur ma scolarité ; Je refais la troisième année secondaire » Et de poursuivre « Mon père me décourage et m’oblige de changer d’école. C’est ainsi que je quitte la troisième littéraire pour faire la pédagogie générale à l’Institut Mont Carmel. »

Rencontre avec le monde médiatique

Le penchant au journalisme commence pendant qu’il est encore à l’école secondaire. Un jour en quatrième année un de ses amis le présente auprès du reporter de la Monusco Horeb BULAMBO. ‘’Sais-tu que tu peux faire un bon journaliste ?’’ lui dévoile monsieur Horeb. Ce dernier le met à l’école de la caméra et certaines leçons basiques du média visuel. Grace à un de ses cousins cinéaste, il approfondit ses notions de prise de vue.
Emballé par tout ce qu’il a appris, le jeune élève Yves Kalwira apprend que l’ouverture de la Radio-Télévision Communautaire Tayna où il sollicite une émission.

A la fin de ses études secondaires, Le che Geuvara veut faire la faculté des sciences de l’information et de la communication à l’IFASIC-Kinshasa pour apprendre davantage le journalisme, sa passion. L’appétit venant en mangeant. Mais abandonne son rêve car son père entre au chômage. Ayayah ! Le destin va le jeter sur la rive de l’étude du Droit à l’Université Libre des Pays des Grands-Lacs (ULPGL-Goma). Le brillant étudiant Yves fait un parcours de champions et sort Licencié en Droit de l’ULPGL avec sur le bras, quatre distinctions sur cinq années académiques.

« J’ai été bercé par la Musique », ut dicit

Un des initiateurs du Collectif Goma Slam Session, Yves Kalwira sort en 2020 l’album  »Dedislam ». Cet album est constitué de 12 titres à 80% révolutionnaire. On y retrouve des titres tels que « Je te présente Goma, Munamuoneya (vous le meprisez), Kibarua (la lettre)»… L’artiste Yves se dit inspiré de la vie quotidienne du citoyen congolais grâce à l’observation du vécu dans les différentes provinces du pays où il arrive comme humanitaire.

Parlant de son histoire artistique, Yves avoue avoir été bercé par la musique. Tout souriant et avec sa voix radiophonique, le jeune lâche : « Déjà trop jeune quand je revenais de l’école, j’ai été bercé par la musique vu qu’auprès de mon père j’écoutais des anciens succès, du RNB,de la rumba Congolaise ainsi que du Reggae. »

Tout en reconnaissant en la personne de Yves un garçon intelligent et travailleur acharné, Pac Mesrime, son ami depuis 2018 estime que le plus grand défaut de Yves est qu’il soit trop conservateur et réservé par rapport à l’amusement. « Il ne prend pas de bière et même quand il s’amuse il le fait dans les limites. Il sanctionne l’effort au lieu de sanctionner le résultat, c’est le plus grand souci que j’ai avec lui. » Raconte Pacmesrime.

Avec humilité, Yves Kalwira se dit satisfait de sa vie actuelle et atteste avoir côtoyé des personnes positives, qui lui font atteindre un niveau supérieur. Il caresse le rêve de lancer la plus grande chaine télé citoyenne qui pourra émettre au-delàs de la ville de Goma et produire des émissions Zik plus Show dans la région des grand Lacs.

Comme secret de son élan, Yves dit avoir consenti beaucoup de sacrifice, des nuits blanches et vouloir toujours atteindre les objectifs fixés malgré différents défis auxquels il fait face. Pour finir, Yves Kalwira invite les jeunes à « faire passer la passion de ce que l’on veut être avant l’argent et de toujours respecter les escaliers de la vie sans vouloir gagner facilement ».
Qui veut aller loin ménage sa monture, car « la gloire se donne à ceux qui l’ont rêvée », comme le répétait Charles Degaule à son temps.

Albert SIVAMWANZA ISSE

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