Bboxx : Ces réchauds à gaz qui soulagent la cuisine gomatracienne

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L’accès à l’énergie est l’un des grands questionnements pour les familles congolaises. D’un côté, la braise, communément appelée Makala, a longuement été la principale source d’énergie culinaire dans la ville de Goma. Elle est trop utilisée par la population congolaise  mais sa production est à décourager car elle entraine la déforestation. De l’autre côté,  les réchauds électriques, bien que plus efficaces que le Makala, ils présentent une difficulté, celle des délestages qui  n’avisent pas dans cette ville.

Depuis quelques mois, Bboxx a lancé une vente de réchauds à gaz qui devient une source d’énergie plus meilleure que les deux autres.
A environ 120 mètres à l’ouest de la station Mutinga, au-dessus de la porte d’un bâtiment, on peut lire : « Bboxx cook ; kits cash : pour une cuisine propre et abordable ». À l’intérieur, un décor bleu et blanc et sur les étagères sont posées des bombonnes à gaz de différentes tailles et des réchauds de différentes qualités peints en couleur bleu, sur lesquels il est écrit : « Bboxx ».


Il est 11h dans ce shop de Bboxx cook. 4 agents habillés en t-shirt bleus attendent impatiemment la clientèle dont Jacques Masasi, chef d’équipe ; Rosette Chikuru, Elodie Kitohya et Aurelie Maliro. Ces quatre personnes se disponibilisent pour répondre aux questions de la rédaction pour donner l’importance et l’originalité de ce produit de cuissons.


Bboxx cook est l’une des multiples activités de Bboxx. Sa particularité est qu’elle est basée sur la vente des réchauds à gaz.
– Quels sont les avantages qu’offre la cuisine à gaz ?
Rosette Chikuru : Par rapport aux réchauds électriques et au Makala, je trouve que la cuisine à gaz est plus rapide et plus propre. Vous savez que la ville de Goma n’a pas de courant en permanence, ce qui fait qu’avec les réchauds électriques on cuisine vite mais il y a risque de délestage à tout moment. Aussi avec le Makala, la durée de ma braise est conditionnée par la qualité de la braise et aussi l’intensité de la chaleur baisse plus la braise se consume, on est alors obligés d’augmenter la braise pour maintenir la même chaleur et en passant, on se salit avec de la cendre. La cuisine à gaz nous épargne de tout ça. Avec elle, on peut cuisiner en maintenant la même chaleur et sans se salir les mains.
-Quelles sont les précautions à prendre pour cuisiner sans danger ?
Elodie Kitohya : Nous conseillons à nos clients de laisser la bombonne de gaz loin des braséros ou des réchauds, loin de la chaleur en général pour ne pas provoquer d’explosion. Mais aussi en cas de fuite de gaz, de déplacer le kit à l’extérieur de la maison. Toutes ces précautions sont inscrites dans le manuel d’utilisation que Bboxx cook donne aux clients lors de l’achat du kit.
-Croyez-vous qu’après toutes ces années le gaz vient remplacer le Makala qui est le principal moyen de cuisson pour la population gomatracienne ?
Aurélie Maliro : Personnellement, je ne crois pas que le gaz vient remplacer le Makala. Nous conseillons toujours aux clients de ne pas y cuisiner le sombe (feuilles de manioc – ndlr) ou y bouillir les haricots car ce sont des opérations qui prennent un grand temps de cuisson et pourraient consommer beaucoup trop de gaz. C’est plutôt la complémentarité pour l’instant. 
-Le gaz utilisé dans les kits de Bboxx cook, est-ce du gaz méthane qu’on retrouve dans le lac Kivu ?
Jacques Masasi : Dans nos bombonnes se trouve du gaz butane qui vient du Rwanda et non du gaz méthane.
-Pour la sécurité, à quel point les carcasses de bombonnes de Bboxx cook, sont-elles solides ?Elodie Kitohya : Elles sont très solides car la carcasse a le même poids que le gaz qu’il doit contenir. Donc pour une bombonne qui doit contenir 6kg de gaz a une carcasse qui pèse aussi 6kg.
-certaines personnes sont septiques quand à votre solution, quelle assurance pouvez-vous donner ?

  • Aurélie Maliro : Je n’ai qu’un mot à lancer : venez acheter les kits de Bboxx cook, expérimentez une cuisine plus rapide et plus efficace. Aussi, réduisez la consommation des Makala, pour sauver la forêt qui nous donne tant de bienfaits.

  • Par Lucien Sebuke
     
     
     

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